Sobriété, justice et liberté

Sobriété, justice et liberté

D'emblée, la question d'Yann Arthus-Bertrand est toute simple : « Je suis un homme parmi 7 milliards d’Autres. Depuis 40 ans, je photographie notre planète et la diversité humaine et j’ai le sentiment que l’humanité n’avance pas. On n’arrive toujours pas à vivre ensemble. Pourquoi ? »

Et le réalisateur a décidé que la réponse, il allait la chercher dans l’humain, et se tenir loin des statistiques. Après son film Home, un film-carnet de voyages, où il observe le lien qui unit l'homme à la Terre, le photographe, reporter et réalisateur français Yann Arthus-Bertrand a passé trois ans à parcourir 60 pays pour recueillir les récits de milliers d'intervenants dans un nouveau projet de film intitulé Human. Supporté par ses traducteurs, journalistes et cameramen, Arthus-Bertrand a fixé sur image près de 2 000 femmes et hommes qui témoignent de sujets qui nous relient tous ensemble à l'humanité : les luttes contre la guerre, la misère, les exclusions. Et l'avenir de notre petite planète. Et surgit parfois dans ce film très sobre quelques petits moments de lumière, comme ce témoignage de Pepe Mujica. 

«Salut, je suis José Mujica, paysan dans la première étape de vie. Et après je me suis dédié à lutter pour changer et améliorer la vie de ma société. En ce moment, je suis dans une étape de président et demain, comme n’importe qui, je serai un tas de vers qui s’en va.» 

Pepe Mujica a d'abord été guérillero du Mouvement de Libération Nationale qui, dans les années 1960 et 1970, incarna la guérilla urbaine et l'action directe en Uruguay. À cause de ce combat de résistance, Mujica a connu la prison entre 1973 et 1985. Puis, le mouvement révolutionnaire est devenu un parti politique en 1989. Aux élections du 29 novembre 2009, Mujica est devenu président de la république de l'Uruguay, poste qu'il a occupé jusqu'au 1er mars 2015.

Le voici donc en 2014, devant la caméra d'Arthus-Bertrand, dans ce court extrait de 10 minutes du film Human. À 79 ans, Pepe le président de l'Uruguay prône la sobriété dans une société de décroissance. Il faut apprendre à vivre avec le nécessaire et le juste. Tout simplement.

Il y a de l'espoir. Il faut seulement le nourrir. Comme un feu.

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